SGF: Un joyau à la poubelle

C’est entendu. Une nouvelle bricole verra le jour avec la fusion de la SGF et d’Investissement Québec (IQ). L’ambigüité de l’annonce récente du Gouvernement du Québec surprend par les objectifs avoués et à courte vue d’économiser quelques millions dollars par an. Pourtant, le débat sur l’exploitation du gaz de schiste, par exemple, aurait pu inspirer les dirigeants de la SGF à jouer un rôle dans ce secteur névralgique et déterminant pour le développement industriel du Québec. Or, Québec nous a fait l’économie d’une réflexion citoyenne.

Si l’on fait exception d’Hydro-Québec, La SGF, créé en 1962, a été la première société d’État à laquelle Québec a confié le rôle de favoriser notre développement économique. Malheureusement, Québec, tous gouvernements confondus, a politisé à outrance la nomination des équipes de management et a imposé, en tant qu’actionnaire, des décisions mal fondées économiquement et qui ont auguré de sa perte.

Depuis 1962, Québec a créé la Société de développement industriel (plus tard, IQ), la Caisse de dépôt et d’autres entreprises d’État (Soquem, Sidbec, Rexfor, Soquia, etc.) ainsi que plusieurs ministères à vocation économique qui ont constamment miné le mandat de la SGF. Puis en 1978, Québec « clarifiait » la charte de la SGF et précisait ses objectifs : assumer la gestion d’un groupe industriel de taille significative dans des secteurs jugés prioritaires pour le Québec. Dans les faits, La SGF développera au cours des années suivantes, un sens pointu des affaires et deviendra un interlocuteur sérieux dans l’arène des grands industriels mondiaux. Jusqu’à l’arrivée des libéraux en 1985, La SGF aura réussi cette réorientation. Elle était devenu un des holdings industriels les plus importants et le plus respecté du Québec. L’entreprise jouait un rôle déterminant dans les secteurs industriels prioritaires. En effet, la SGF, au cours de ces années, a concentré ses activités dans des secteurs stratégiques et a investi avec des partenaires de taille mondiale pour réaliser des projets qui ont eu un impact majeur sur le profil industriel du Québec. Pensez par exemple au secteur de l’aluminium avec la construction de l’aluminerie ABI, en pétrochimie avec ses partenaires Union Carbide (Pétromont et Alcools de commerce), en biotechnologie avec Bio-Mega, en foresterie avec Domtar et Donohue, en équipements énergétiques avec MIL, Cegelec et Sogex. Une petite équipe d’une douzaine de personnes triée sur le volet assumait la gestion de ce holding bâti sur des critères de croissance et de rentabilité.

Un élan malheureusement freiné par des changements d’orientation dicté par Québec. En 1985, un nébuleux rapport libéral recommandait au président Yvon Marcoux de réduire la taille de la SGF. Franco Fava faisait son entrée au conseil d’administration de la SGF. Deux autres présidents « libéraux » succèderont à Marcoux : Paul Berthiaume et Marc G. Fortier. Donohue fut larguée dans la controverse et la participation de la SGF dans Domtar, diluée. On ferma les chantier MIL à Montréal pourtant réputé pour son expertise dans la fabrication de réacteurs et de sous-marins nucléaires et autres horlogeries fines de la taille d’un édifice de huit étages ! On largua aussi Bio-Mega avec ses chercheurs et ses nouveaux brevets prêts à être commercialisés, etc. Malgré ces revers, des projets ont certes vu le jour avec la construction d’une deuxième aluminerie (Alouette), un partenariat peu rentable avec Magna International pour la fabrication de portières de voiture. Enfin un projet avec Petresa vit le jour pour la fabrication de l’alkyl benzène linéaire. Mais les années libérales furent catastrophiques : en trois ans, de 1988 à 1990, la SGF a enregistré pour plus de 400 millions de pertes oblitérant plusieurs années de rentabilité et de croissance. Il est difficile d’attribuer une seule cause à ces contre-performances mais des tensions ont vu le jour entre la direction de la SGF et les directions des filiales et les sociétés affiliées. Celles-ci questionnaient la compétence et l’affairisme des dirigeants de la SGF qui eux justifiaient leur performance par la conjoncture économique.

Complètement dégonflé, la SGF se retrouve avec un nouveau président, Claude Blanchet, à la faveur de l’arrivée du PQ au pouvoir. Il associe la SGF au mouvement syndical. La petite équipe de gestion est devenu une énorme machine de subventions distribuant des millions à une pléiade d’entreprises actives dans plusieurs secteurs industriels. Puis les libéraux sont revenus au pouvoir et ont sabré dans le tas…

Constamment balloté par les valets de politiciens sans vision, la SGF courrait à sa perte. Ce désastre devrait satisfaire maintenant IQ qui de tout temps, rêvait à cette conclusion singulière.

(*)François Ghali a été adjoint au président et directeur des communications de la SGF de 1987 à 1992.

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conte Trivial

Québec mandate Clotaire Rapaille
Pour sortir de ses murs fortifiés l’orignal
Qui lui donne son air tout provincial.

Pour ébaucher sa grande bataille
Ce gallinacé met la ville sur la paille
Traite ses pauvres habitants de racaille
Bien plus inférieurs que la valetaille!

Espérant que cet épouvantail
Quand il remettra son travail
D’expertise seigneuriale
On lui fera des funérailles royales.

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des travaux de voirie qui s’éternisent

l’automne s’achève sur le sempiternel constat de la médiocrité de la gestion montréalaise en matière de travaux publics et de voirie (et in extenso celle du ministère des Transports du Québec).
Voici quelques exemples vécus dans l’arrondissement Saint-Laurent:

Boulevard Marcel Laurin: Dès 1998, le conseil municipal de la ville de Saint-Laurent avait mis des jerseys temporaires sur le terre-plein central du boulevard, le temps qu’il faut aux ingénieurs et urbanistes pour redessiner et faire de nouveaux plans pour cette importante artère inermunicipale.  Plus de dix plus tard, les jerseys sont enfin enlevés pour refaire une partie de Marcel-Laurin.

Entre le chemin de la Côte-Vertu et la rue Saint-Louis, on a repavé le boulevard Marcel-Laurin. celà à pris QUATRE ans (!) et ce n’est pas fini. En fait,  tous les travaux municipaux traînent en longueur.Le chantier du nouveau tronçon en réfection prendra certainement un autre quatre ans. Dans quatre ans, on refera un autre bout actuellement mal pavé.

Ainsi va la gestion de la réfection du boulevard Marcel-Laurin.

Rue laval, rue Poirier et autres rues résidentielles: En début d’été, on a fait des coupes dans les trottoirs pour les réparer. jusqu’à maintenant, les rues ne sont pas pavés. On a scarifié, on remonté les bouches d’égoût et on a passé les rouleaux compresseurs sans arrêt. les rues sont demeurées sur le gravier et les citoyens dans la poussière tout l’été et jusqu’à aujourd’hui.

Le centre-ville a pris du mieux en matière de proprété. En fait, la saleté a été balayé dans les arrondissements. Saint-Laurent a eu une part proportionnelle à sa taille!

Parc Marlborough: le parc possède un système d’irrigation sous-terrain. Cependant, chaque année, quand les employés de la voirie ont fini par planter les fleurs annuelles, au lieu de faire fonctionner les gicleurs, ils arrosent les plates-bandes avec l’eau d’un camion-citerne. C’est bien sauf que, le chauffeur, À CHAQUE COUP, passe sur le trottoir, écrase les arbustes et défoncent les têtes de gicleurs. Là où il passe le gazon ne pousse plus.

À l’occasion, l’arrondissement répare le système d’irrigation. Mais le camion-citerne – dont le chauffeur doit charger à  la ville ses heures supplémentaires – continue de renverser les pots de fleurs, écraser les arbustres et les gicleurs.

Rue Chabanel: voilà quelques années qu’on refait la rue. C’est pas fini; ça traine aussi en longueur et nous en avons jusqu’à l’année prochaine.

Répertorier autour de vous les chantiers et les dates de début et de fin de travaux (si c’est possible). On en tomberait tous de nos chaises.

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Des mythes, des utopies et des réalit

On s’émeut dans les chaumières pour les scandales qui plombent la ville de Montréal. Pauvres cons que nous sommes. Montréal, eh, non! le Québec au complet est pourri à l’os. Qui sont les  responsables. À mon avis les voici dans le désordre.

René Lévesque était fier d’avoir fait adopter une loi sur le financement populaire des partis politiques. Mais il s’est lamentablement trompé. Dans les faits, les Québécois n’ont jamais voulu financer leurs partis politiques : PQ, PLQ  se sont financés exactement de la même manière. Au niveau municipal où j’ai Å“uvré pendant 16 ans, j’ai sollicité mes électeurs pour qu’ils m’aident à financer mes campagnes. Figurez-vous que pas un chrétien dans le quartier où je me présentais n’a voulu financer ma  campagne mais une grande majorité d’entre eux a voté pour moi!

Alors que la loi m’autorisait à dépenser 3 000 dollars, j’ai dû faire face à des dépenses de 10 000 dollars. 10 000 dollars que je sortais de ma poche et de celle de quelques amis qui n’ont rien à voir avec ma ville. Candidat indépendant sans attaches, j’ai pu exercer librement mes fonctions de conseiller municipal. Mes adversaires ne dépensaient pas non plus 3 000 dollars dans leur district; ils en dépensaient 40 000 dollars! Quand on débattait des questions municipales, devinez comment le conseil votait!

Pendant cette époque, j’ai eu mon lot de poursuites, de menaces de poursuite, de menaces personnelles, du mépris des citoyens (partisans de mes adversaires) et de mes collègues attachés par des forces occultes!

Imaginer un peu les élections provinciales ou fédérales.

Le plus drôle est qu’avec les fusions municipales les choses ont empiré. Un conseiller avant les fusions pouvait raisonnablement dépenser 10 000 dollars dans un district de 6 ou 7000 citoyens. Aujourd’hui, avec 40 000 citoyens dans son district électoral, combien sa campagne lui en coûte-t-elle? Est-ce ses citoyens imprégnés de démocratie qui la finance? Avec les nouveaux médias sociaux et électroniques, est-ce que les coûts d’une campagne électorale ont augmenté ou baissé? Le directeur général des élections que j’avais informé à l’époque sur la façon dont les partis se financer avait repoussé les solutions que je proposais pour empêcher que la ville ne se gangrène. Son rapport à l’Assemblée nationale a été édulcoré à souhait et Québec a accouché d’une souris.

On peut donc conclure que les vrais responsables du gâchis que nous vivons sont d’abord, les cons que nous sommes collectivement pour n’avoir pas su profiter de l’occasion que René Lévesque nous avait donnée avec loi sur le financement des partis politiques. Ensuite, les partis politiques avec le PQ en premier lieu qui sont encore responsables des fusions municipales.  Avec les citoyens qui ne financent rien, l’assemblée nationale, tous partis confondus, qui joue à l’autruche, les forces occultes ont pris du gallon et on se retrouve avec Louise Harel qui veut faire le ménage dans la merde qu’elle nous a elle-même léguée.

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Contraventions et taxes indirectes

Si vous êtes comme moi un citoyen ordinaire et honnête. Vous seriez certes surpris par l’avalanche de contraventions qui nous tombent dessus par nos zélés policiers de la SQ comme ceux du SPVM. Si j’avais été un jeune à la tête brulée, je pourrai peut-être comprendre que ma conduite sur les routes laisse à désirer. Mais à 56 ans, j’ai acquis un peu de sagesse, contribution gratuite de mon fils (aujourd’hui agé de sept ans).

Mais je crois qu’il y a anguille sous roche. je conduis une VW diesel et je tournai en direction ouest sur Henri-Bourassa à Montréal en venant de l’Acadie sud. Une zélée policière, à moins de 300 mètres du carrefour me fait signe d’arêter. Elle est en avant de la voiture, la main gauche tendue en signe d’arrêt et la main droite sur son gun prête à me descendre comme au stand de tir. Une vrai cow-girl (vache folle, traduction libre). comme je suis sur les nerfs, j’arrête mais n’ose ouvrir la fenêtre tout de suite. La folle tambourine sur la vitre en hurlant: “Baissez la fenêtre! Baissez la fenêtre!”, la main toujours sur son pistolet, le chien relevé! Elle criait tellement que je ne savais quoi faire. Mon compte est bon. j’ai été partagé un moment par l’envie de peser sur le champignon mais alors, la vache folle aurait réellement dégainé et tiré. Alors voyons qu’il n’y avait pas d’issue et que la vache allait de toute manière gagner, je me suis forcé à me calmer et au bout d’un moment à travers 4 pouces de la fenêtre ouverte, je lui ai remis mes papiers pour recevoir une contravantion de vitesse de 80 km dans une zone de 50.

J’ai essayé de refaire l’exploit: faire 80 km/heure entre l’Acadie et le viaduc Henri-Bourassa. Impossible.

En entrant dans St-Jérome dans les Laurentides, on passe de la vitesse 90 à l’heure à 50. Les cows-girls (les vaches folles) de la police municipale vous attendent également à l’entrée de la ville. Sauf qu’à cet endroit, le panneau de signalisation de 50 km de taille toute modeste d’ailleurs, est plié vers les champs pour pas que l’automobiliste ne le voie! On roule donc sur une route à 5 voies avec des panneaux grands comme une annonce de publicité et on tombe dans le piège de Saint-Jérome; contravention de 80 dans une zone de 50.

Piège identique à l’entrée de Trois-Rivières.

Vous me voyez venir. C’est le complot parano. Mais vraiment quelqu’un peut-il me dire quels sont les tâches de nos policiers.

Depuis qu’il y a moins de criminels au Canada(sauf chez les cols blancs, dans les milieux politiques et de la construction), les policiers ont-ils moins de choses à faire. Il faut dire à leur décharge, qu’étant moins intelligents que la moyenne et à plus forte raison moins intelligents que les trois catégories de criminels cités plus hauts, leurs patrons doivent s’être dit, pourquoi ne pas les recycler dans la circulation. Les contraventions, c’est pas compliqué, ça rapporte des sous à la municipalité et ça préserve nos emplois. logique non? en prime, il pourrait àl’occasion descendre un citoyen pour l’exemple…

Conclusion: les polices municipales et la SQ sont les nouvelles  machines à sous des administrations publiques. quant à la loi et l’ordre on repassera.

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salaire de nos politiciens

Il est au Québec des questions moins sereines. Prenez le salaire de nos politiciens: le débat a pris des allures dramatiques quand les déshérités du Québec ont su que Charest/Dumont recevaient un bonus partisan en sus du salaire consenti par le contribuable.

La politique n’est pas un apostolat. Pas plus d’ailleurs que les professions d’éducateur, professeur, médecin ou infirmière. Je propose qu’un salaire “minimum” soit consenti aux députés. S’ils sont nommés au Conseil des ministres, leur salaire pourrait atteindre la moyenne de leur salaire, disons des cinq dernières années. Ainsi, si un président d’une banque veut faire le saut en politique, il pourrait avoir l’équivalent de son salaire à la banque. Même chose pour le médecin, chirurgien ou président d’entreprise que la vie publique attire.

Je suis convaincu que les contribuables consentiraient certainement à payer davantage pour avoir de meilleurs gestionnaires pour nos milliards d’impôts et taxes.

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Les nouvelles armes du contrôle social

1.    Retour sur les élections.
Il y a de ces coïncidences qui vous froncent le sourcil. Hérouxville et son code conduite a bien servi le chef adéquiste et le débat sur les accommodements raisonnables; les 700 millions de dollars promis du fédéral qui accompagnaient le chèque de la péréquation ont permis au chef libéral de faire une dernière promesse « de tonnerre »; les femmes (et les hommes) qui menaçaient de voter à visage couvert ont comme par magie permis à Boisclair de réagir vite (un petit peu trop vite) sur un sujet qui « passionne » les Québécois.

Est-il vrai que, dans nos partis politiques, il y aurait des spécialistes de conditionnement  de l’opinion qui provoquent subtilement les événements  pour en tirer parti?

2.    Aux poubelles la proportionnelle
Un commentateur faisait remarquer que plus de 65 % des Québécois ont voté contre l’ADQ. C’est juste. En effet, avec un score 30,8 %, l’ADQ a fait élire 41 députés.

Si le Québec avait un mode de scrutin à la proportionnelle, les résultats n’auraient pas été très différents pour l’ADQ et le PQ(ils auraient perdu respectivement 2 et 1 députés). Par contre, le PLQ aurait perdu 7 députés. Les verts et Québec solidaire (QS) auraient fait ces gains avec pour chaque formation cinq députés.

%  votes expr.    Députés actuels    Députés selon proportionnelle
PLQ    33,08    48    41
ADQ    30,80    41    39
PQ    28,32    36    35
VERTS    3,89    0    5
QS    3,65    0    5

Les exégètes réclament haut et fort n’importe quelle type de scrtin qui incluerait la proportionnelle. Est-ce vraiment utile? Faut-il donner une voix à des groupes marginaux au détriment de la stabilité politique? Leur poids dans les médias n’est-il pas suffisant? N’expriment-ils pas des vues et des idées que d’autres formations ont mieux véhiculés?

Notre mode de scrutin uninominal à un tour de type anglais aura donc fait encore ses preuves :  Selon notre système, le principe est de voter pour une personne. Celle qui a le plus de vote, gagne. Si certains trouvent que l’on est élu des fois avec très peu de vote, on pourrait toujours faire deux tours comme pour les présidentielles dans certains pays. Retenons tout de même que le principe sacro-saint est que le citoyen vote pour une personne pour le représenter et pas une slate.

Nos mentalités ne sont donc pas prêtes encore à élire une « slate » d’où un jury choisirait nos députés l’Assemblée nationale.  La proportionnelle a produit des dizaines de gouvernements en Italie depuis la deuxième guerre mondiale; souvent des gouvernements qui n’ont duré que quelques semaines!

En attendant, les verts et Québec solidaire doivent encore faire leurs classes avant de se mériter un siège à l’Assemblée nationale. Si Françoise David de QS était aussi bonne qu’elle ne le prétend, elle aurait été élue dans son comté. Malheureusement, elle exprime des préoccupations politiques que d’autres formations plus aguerries expriment mieux . Idem pour les verts.

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Un véritable reality check

Le sacro-saint mythe du Québec social-démocrate a volé en éclats hier soir. En élisant 41 députés adéquistes à l’Assemblée nationale, les Québécois se sont exprimés avec force : Arrêter  de lambiner sur les évidences.

Élu il y a quatre ans avec l’intention de faire la ré-ingénierie de l’État et avec un programme de centre-droit, Jean Charest a failli à sa tâche. Son programme n’a pas été bien expliqué et ses résultats sont mitigés.  Il a maintenant une (dernière) occasion de le faire sous la haute surveillance de l’ADQ qui défend ses principes :

1.    L’universalité des services de l’État n’est plus de mise
2.    La réduction de la taille de l’État est une priorité
3.    On a marre d’entendre parler de référendum et de séparation

Loin de résoudre ces problèmes avec ses solutions alambiquées, Jean Charest n’a fait qu’aggraver la fureur d’un grand nombre d’électeurs qui ne comprennent toujours pas pourquoi une famille riche peut profiter d’un système de garderie à 7 dollars par jour.

Jean Charest doit reprendre son bâton de pèlerin et expliquer à bien des Québécois que le mythe de l’État-Providence est révolu. Aussi, il aurait intérêt à mieux écouter la banlieue. C’est là que sont aujourd’hui les forces progressistes du Québec.

À défaut, il faudra s’attendre à la prochaine élection à une déferlante qui l’emportera comme celle qui vient d’emporter  le PQ.

François Ghali

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C’est simple: la campagne électorale est désolante

Le Québec présente une image désolante de la campagne électorale qui s’achève. Il faut croire que les Québécois dans l’ensemble, sont plus portés à débattre des parties de hockey et des grandes tendances dans les ligues nationales que des enjeux politiques.

Mario Dumont est populiste. Mais ce n’est pas de sa faute s’il se fait comprendre des gens. Un langage simple et vite compris. Pourquoi Jean Charest n’a-t-il pas su encapsuler ses messages. Pourquoi parler simplement des enjeux est-il si compliqué pour les vieux partis? Pourquoi des baisses d’impôt alors que mieux les gérer, c’est ce que l’on demande de nos gouvernements. Depuis près de quarante ans que je suis au Québec, je n’ai vu personne organiser une manifestation pour réclamer des baisses d’impôt.

Si j’avais été Charest, je dirais : « Voulez-vous 2,3 milliards du fédéral ou des référendums à répétition? » ou « Dans cet hôpital, mon gouvernement va injecter 100 millions de dollars des 700 que je viens de recevoir du fédéral; c’est nécessaire! » ou « Nos universités ont besoin d’argent, j’y investis 100 millions! » ou « Mario vous dit ce que vous voulez entendre; moi je vous dis ce que vous devez savoir! »

En effet, le savent-ils? Les Québécois ignorent tout de ce qui se passe chez leur voisin. Le discours sur la productivité de Lucien Bouchard est tombé à plat parce que nous croyons tous qu’on est les meilleurs au monde dans tout. Regardez le Cirque du Soleil et Céline! Maudit, qu’on est bon! La réalité est que le Québec est pauvre à bien des égards. Bon an mal an, il reçoit quelque 1,4 milliard de dollars pour boucler son budget. Depuis des lunes, cet argent vient des trois provinces les plus riches du pays : L’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique. Le saviez-vous? Nombreux sont ceux à qui j’ai posé la question et qui sont formels : le Québec est riche.

« -Voyons donc! Nous avons notre hydroélectricité. » Bien justement. Qu’est ce que l’on fait de nos rivières depuis une vingtaine d’années? Rien. On laisse couler l’eau. C’est bon pour les poissons et les batraciens. Productifs; non mais par contre, nous sommes extra lucides! Pendant ce temps, en Alberta, on s’enrichit avec le pétrole. « C’est pas pareil » me dit-on encore et je décroche.

Nous sommes donc ignorants de tout, homophobes et racistes. Sortez de Montréal et parlez de l’Afghanistan, de la zone Euro, des Noirs ou des homosexuels. Vous m’en direz des nouvelles. Or, voici que quelqu’un se décide à nous parler simplement et nous sommes prêts à l’élire. En plus, il a donné une volée au Premier ministre. Ça, on aime. Des vrais combats de coqs! Qui est-ce qui veut des débats d’idées?

Mal défini, le rôle que joue Jean Charest dans cette campagne ne correspond pas à sa personnalité. Il n’a pas le ton ni le contenu. Parler d’un « bon » bilan, puis d’un bilan « pas si méchant que ça » pour enfin finir par « On va faire mieux » n’est pas le meilleur marketing politique connu.

Pourrait-on à la prochaine campagne mieux adapter le message politique à la réalité québécoise? Peut-on dire la vérité simplement sans que toute l’intelligentsia ne crie à la démagogie. Pourrait-on demander aux politiciens de faire un peu d’éducation pour que l’on saisisse mieux les enjeux simplement? Voici les vrais défis des politiciens.

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Dix mesures pour améliorer la circulation à Montréal

Les 1000 kilomètres du réseau artériel montréalais exigent un lifting. En confiant à nos illustres cols bleus et aux entrepreneurs privés l’entière gestion des chantiers, nos édiles municipaux ont du même coup abdiqué leur droit de gérance. Mesures de mitigation pendant les travaux ? Nenni. Rien.

L’été dernier (et pour la nième fois depuis quelques années), le boulevard Marcel-Laurin subit une cure. Marcel-Laurin, c’est la 117 qui mène à Décarie : Une artère jugulaire. Cette artère était réduite à une seule voie dans chaque direction, 24 heures par jour pendant six mois. Et dans quelques semaines, on recommence puisque ce n’est pas fini. Le printemps et l’été vont être chauds à Montréal.

La seule mesure consentie par l’administration est de poster des policiers pour faire patienter à force de contraventions ces pollueurs que nous sommes. Parce que pollution, il y en a. Ma course qui normalement prend 25 minutes de la maison au bureau en demandait 1h30 quand ce n’est pas deux! Imaginez les gaz à effet de serre. Transport en commun; Je veux bien mais aux heures de pointe, c’est le bordel dans les autobus, le train et le métro. Marcel-Laurin, c’est comme le boulevard Saint-Laurent, la rue Saint-Denis et les grandes artères de montréal qui subissent la tyrannie des cols bleus et l’insouciance des autorités municipales.

Y-a-t-il des ingénieurs dignes de ce nom dans nos hôtels de ville? Tout Montréal souffre du même syndrome du je-m’en-foutisme quand il s’agit d’embouteillage. Les travaux sur une artère peinent pendant des années et les chantiers offrent un spectacle de désolation tiers-mondiste. Le simple bon sens pourtant suggère une pléiade de mesures simples qui pourraient améliorer un peu la situation. En voici quelques-unes :

1. Pendant les travaux, prévoir des mesures de mitigation pour remplacer toutes les voies retirées à la circulation (pour Marcel-Laurin, les rues transversales à l’heure de pointe auraient très bien fait l’affaire);
2. Empêcher à tout prix les cols bleus et les entrepreneurs de bloquer des voies aux heures de pointe. Sinon, prévoir des mesures de mitigation et des sanctions pour les contrevenants;
3. La signalisation temporaire est brouillonne, loufoque et à certains égards dangereuse. On pourrait faire bien du chemin à ce chapitre et peut-être éviter quelques accidents;
4. Les voies réservées à Montréal sont vides mais elles ont engorgée tout le réseau routier. Ne pourrait-on pas permettre aux véhicules avec deux ou trois passagers de les emprunter?
5. Les stops ont été placés à toutes les intersections sans discrimination. Leur nouveau rôle est de réduire la vitesse et de garnir les coffres de la ville. On devrait retirer tous les stops sur les collectrices là où leur rôle n’est que de ralentir la circulation et rétablir le principe de voies prioritaires fluides;
6. Synchroniser, synchroniser, synchroniser les feux de circulation à la vitesse réelle de la circulation (autour de 70km/heure!);
7. On roule sur les grands boulevards à 70 km/heure. On se fait klaxonner si on va moins vite. Rouler à 50 km/h, c’est provoquer des accidents par les dépassements fréquents, les accélérations intempestives et les freinages brusques. On devrait autoriser 70km/h sur les boulevards à quelques exceptions près; 60 km/h sur les collectrices et 50 et 30 km/h sur les rues résidentielles ou près des institutions;
8. À l’approche des intersections, interdire le stationnement sur au moins 100 pieds. C’est sûr que cela réduit les revenus des parcomètres mais cela aiderait grandement à la fluidité;
9. Permettre un seul virage en double quant il y a quatre voies dans une direction ;
10. Permettre le virage à droite sur un feu rouge;

*François Ghali a été conseiller municipal à Saint-Laurent pendant quinze ans

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